vendredi 5 octobre 2012




Entre un pauvre père pris de passion pour ses filles, une femme du monde jetant ses derniers feux avant de quitter l'arène et un inquiétant prédateur, philosophe de l'obscur à ses heures, un jeune provincial apprend jusqu'au dégoût l'âpre chemin de la réussite. Car le parcours qui mène d'une sordide pension au Paris aristocratique passe par la pauvreté, l'ingratitude, le crime, la vanité et l'égoïsme. Est-ce donc cela la vie humaine, "un zoo d'où l'espoir a fui" ?






On m'avait bien prévenue que le début serait assez long étant donner que l'auteur durant de longue pages nous décrit l'auberge où aura lieu l'histoire mais cela ne m'as pas particulièrement poser de problème, j'ai lu ces pages sans voir le temps passer ! Au début, la description du père Goriot n'est pas très flatteuse il est vu d'une manière très péjoratif par les autres pensionnaires de l'auberge. Mais petit à petit, on découvre son histoire, et on ne peut que compatir à son triste sort.. Il a juste voulu faire le bonheur de ces deux filles, et il se retrouve seul, désemparé..alors qu'il leur à tout donner ! J'aurais penser le livre beaucoup plus concentrer sur le personnage du Père Goriot et non sur Eugène (l'étudiant). Le personnage d'Eugène est assez mystérieux on ne sais pas exactement ce qu'il pense..Contrairement au Père Goriot envers qui ont est obliger de s'attendrir, vu l'amour profond qu'il éprouve envers ces filles c'est tellement beau, il a tout sacrifier pour leur vanité, pour les rendre heureuse et quand on observe le peu de reconnaissance qu'elles ont eu pour lui.. La Vicomtesse de Beauséant est un personnage que j'ai particulièrement apprécier, peut être pour sa force de caractère, son courage ? Quand on voit que tout Paris viens à sa réception pour se moquer d'elle et qu'elle reste froide à tout cela.. Les dernières pages sont tellement prenante, quand on découvre la triste fin du Père Goriot et de ces filles aussi qui elles n'ont eu que ce qu'elles méritaient. C'est un livre vraiment magnifique, qui nous permet de découvrir le monde parisien à cette époque, et également l'amour paternel sans limite..

« Je ne vivrais pas si votre affection ne me rendait pas insensible à ce que j'aurais regardé naguère comme des angoisses mortelles. Il n'est plus aujourd'hui qu'une seule crainte, un seul malheur pour moi, c'est de perdre l'amour qui m'a fait sentir le plaisir de vivre. En dehors de ce sentiment tout m'est indifférent, je n'aime plus rien au monde. Vous êtes tout pour moi. Si je sens le bonheur d'être riche, c'est pour mieux vous plaire. Je suis, à ma honte, plus amante que je ne suis fille. Pourquoi ? je ne sais. Toute ma vie est en vous. Mon père m'a donné un coeur, mais vous l'avez fait battre»

« Soyez jeunesriches et titrés, soyez mieux encore si vous pouvez ; plus vous apporterez de grains d'encens à brûler devant l'idole, plus elle vous sera favorable, si toutefois vous avez une idole. L'amour est une religion, et son culte doit coûter plus cher que celui de toutes les autres religions»

1 commentaire:

  1. Je l'ai aussi lu en lecture scolaire et j'avais vraiment adoré. Il est vrai que le début est très descriptif et à force je ne savais même plus à quoi devait ressembler la maison, mais j'ai vraiment été prise dans ce roman et ça m'avais même donné envie de lire d'autres œuvres de Balzac. Il faut vraiment que je m'y mette

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