mercredi 31 octobre 2012






Cinq histoires dont le point commun est une odeur de figuier sauvage, une senteur d'été, d'enfance, de nostalgie, un parfum de délicieuse mélancolie, comme une chanson qui ramènerait à une époque oubliée. Et cette odeur, suspendue sur la vie des personnages, est là pour leur rappeler que la joie est admissible et recevable, qu'elle est tout près, qu'il faut la respirer, y croire, la laisser planer et s'en envelopper.





Acquascura, Plus chaud que braise, Quand les gros seront maigres les maigres seront morts, L'année 82 et Fiat 500 regroupe les cinq nouvelles écrite par Simonetta Greggio dont le principal point commun est le figuier qu'on retrouve dans chacune de ces nouvelles. Elles sont toute très distinctes les unes des autres, avec chacune leur particularité.

Acquascura est l'une des histoires que j'ai le moins appréciée même si au début l'intrigue de la nouvelle me paraissait très prometteuse. On arrive dans un petit village nommé Acquascura, où l'auteur nous fait découvrir chaque recoin, les moindres saveurs.. Le récit tourne autour de Chiara et Tsvi deux professeurs profitant de leurs vacances ensemble. Tout de suite, je suis attirée par l'histoire de ce couple, leur relation nous touche forcément, sauf qu'une histoire de fourmis rouges change tout l'intérêt de la narration. La plume de l'auteur est d'une réelle délicatesse quand elle parle de l'amour entre ces deux jeunes gens ou lorsqu'elle décrit le paysage de ce petit village.
Je n'ai toutefois pas compris en quoi l'histoire des fourmis avait un rapport quelconque avec le figuier ou l'histoire de ces amoureux.

Dans Plus chaud que braise, nous trouvons encore un peu d'amour, sauf que cette fois, le point de vue d'une femme nous est exposé. Elle veut nous prouver combien l'amour à pu changer sa vie, et comment elle a rencontrée l'homme qui a une fois de plus détruit ces illusions sur l'amour.
Elle y a cru, s'y est agrippée, malgré que tous les éléments soient contre eux...
L'auteur nous expose en toute simplicité un amour dévastateur, dont le but principal n'était pas de rendre deux personnes heureuses ; mais plutôt de les anéantir petit à petit. On peut constater que parfois, malgré l'amour respectif entre deux personnes, certaines choses font que certaines histoires ne peuvent voir le jour. J'ai été surprise par la narration de l'auteur, qui utilise les mots qu'il faut, des mots justes.

Fernando est le vieil homme, que l'on rencontre dans Quand les gros seront maigres, les maigres seront morts. Il est confiné dans sa solitude depuis qu'il ressasse sa vie, son amour pour Olga. Ça doit être la nouvelle qui m'a le plus bouleversée. Fernando se retrouve prisonnier dans un ascenseur pendant des jours et des jours. Il nous révèle ces regrets, ces espérances, en ce demandant comment ce désagrément va bien pouvoir se terminer. Observer son état d'âme, voir la détermination de cet homme qui a tout perdu pour s'en sortir est bouleversant. Qui aurait le cran, de faire tout ce qu'il a fait ? On se met de suite à la place de Fernando, dans sa situation. Est-ce que nous aussi nous aurions eu son courage ? J'en doute...

On est plongé dans un tout autre monde en lisant L'année 82, Eleonora ou plus simplement Léo, jeune étudiante qui arrive fraîchement à Paris. Elle vit en passant ces journées à flâner et ces nuits avec un homme différent chaque soir en pensant pouvoir profiter pleinement de sa jeunesse.
Cette nouvelle imprégnée d'amour, nous transporte de déceptions amoureuses, en nouvelles rencontres qui finissent très souvent très mal pour la jeune fille. L'originalité de cette nouvelle ? C'est un amour à quatre où Léo aime Luc qui aime Clelia qui elle aime Jules qui lui aime Léa.
Comment ne pas aimer cette nouvelle bouleversée d'un amour sincère. Les aventures de Léa représentent les erreurs de la jeunesse, ainsi que sa naiveté, elle commet toutes ces étourderies une par une...

La dernière nouvelle, très courte, Fiat 500 était justement, peut-être un peu trop rapide contrairement aux quatre dernières. Elle est si courte que le récit défile à toute allure. Pour une fois, la relation amoureuse est sincère d'un côté mais de l'autre... Moreno qui est présenté comme un personnage irresponsable, inconstant et menteur, nous le prouve vraiment bien. Il va jusqu'à profiter de la naiveté d'une jeune fille. Le récit de la Fiat 500 reste plutôt flou pour moi, même si j'aurais appréciée en savoir plus.

Après avoir fini ma lecture, il y a une seule et unique chose qui m'a perturbée pendant que je lisais. C'est de voir que le roman s'appelle L'odeur du figuier, est que justement les figuiers ainsi que leurs odeurs ne soient pas assez exploités dans chacune des nouvelles. J'aurais peut-être espéré en me plongeant dans ces histoires, que le livre nous donne l'impression qu'on se trouve justement dans ces magnifiques paysages que l'auteur décrit si bien, entouré de ces figuiers qui sont cités par chacun des personnages. Je m'attendais à ce qu'ils soient plus présents dans la vie de chacun.
Ce livre restera une très belle découverte que je dois au édition Le livre de poche qui m'ont donnée la chance de découvrir des magnifiques récits qui mélangent différents types d'amour, de solitude, mais surtout qui montre à chacun que malgré certaines épreuves, certains drames, la vie mérite d'être vécu. Simonetta Greggio m'a tout simplement épatée par son style d'écriture, elle ne perd pas son temps à tourner autour du pot. Elle nous parle explicitement des choses qu'il faut, elle a réussi très vite à me charmer par son livre. Pour les fans d'histoire d'amour ou si vous souhaitez vous abreuver d'un roman que vous n'êtes pas prêt d'oublier, je vous conseille celui-ci.

« Tous les deux savaient d'instinct ce que l'auteur allait dire. Tous les deux savaient se taire pour que l'autre s'avance. Tous les deux se mettaient à bavarder à bâtons rompus à l'approche de certains arguments. Ils s'aimaient à se rompre le coeur à force de battements désordonnés»

« Ce sera l'écho de cette nuit-là qui m'interdira longtemps de me laisser aller dans les bras d'un autre. Il m'a épinglée au ciel, je ne sais pas si quelqu'un saura m'y rejoindre et me libérer»

11 commentaires:

  1. lecture-en-folie31 octobre 2012 à 17:32

    Ce roman à l'air vraiment bien !! Je pense que je vais le chercher dans ma bibliothèque !! :)

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  2. Il a l'air vraiment cool !! :)

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  3. J'aime pas trop les nouvelles mais là ce que tu en dis me donne très envie. Elles ont quelques choses d'intéressant je trouve.

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  4. Je lis très peu de nouvelles, je pense pas les lire ^^'

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  5. Je n'aime pas vraiment les nouvelles...

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  6. J'ai du mal à lire des nouvelles, je trouve cela toujours trop court.
    Ps : l'odeur du figuier me fait penser à mes racines portugaises ;) merci pour ce petit moment de nostalgie.

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  7. Je note le titre, ces nouvelles ont l'air sympa :)
    Bises

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  8. C'est vrai qu'il a l'air d'être plutôt pas mal :) Je n'en avais encore jamais entendu parler et je te remercie de me l'avoir fait découvrir ^^

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  9. o-read-or-dead-o3 novembre 2012 à 17:54

    Je ne connaissais pas mais je pense essayer de me le procurer

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  10. Unforgettable-book4 novembre 2012 à 14:51

    Ce Roman a l'air pas mal du tout

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  11. Perso, malgré ton avis je ne suis pas trop tentée ^^

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